Droit International

Coopération Sud-Sud: vers un nouvel élan des relations maroco-maliennes ?

Par COULIBALY Jermie | 2014-02-10
sous le numéro 12

Le Royaume du Maroc et la République du Mali entretiennent depuis des siècles des relations commerciales et diplomatiques fructueuses. Mais après les indépendances, la reconnaissance par la République du Mali du sud du Maroc comme « Etat » à savoir la « République Arabe Sahraouie Démocratique » (RASD) le 4 juillet 1980, a considérablement détérioré les relations diplomatiques entre les deux pays. Dès lors, même s'ils continuaient d’échanger des représentants diplomatiques, l’essentiel de la coopération entre les deux Etats était plutôt économique que diplomatique jusqu’en 2012...


Résumé :

Le Royaume du Maroc et la République du Mali entretiennent depuis des siècles des relations commerciales et diplomatiques fructueuses. Mais après les indépendances, la reconnaissance par la République du Mali du sud du Maroc comme « Etat »  à savoir la « République Arabe Sahraouie Démocratique » (RASD) le 4 juillet 1980, a considérablement détérioré les relations diplomatiques entre les deux pays. Dès lors, même s'ils continuaient d’échanger des représentants diplomatiques, l’essentiel de la coopération entre les deux Etats était plutôt économique que diplomatique jusqu’en 2012. La double crise politique et sécuritaire qu’a connue la République du Mali en 2012, va changer la nature des relations entre les deux pays. Le Maroc va d'abord intervenir au sein des Nations Unies en faveur du Mali, avant d'envoyer des aides aux refugiés maliens. Enfin, le 19 septembre 2013, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a effectué un déplacement à Bamako à l’investiture du président malien, pendant lequel un accord a été signé entre les pays.

Mots clés : Coopération Sud-Sud, Maroc, Mali, crise polico-sécuritaire, diplomatie.

I.      Introduction

Le Royaume du Maroc et la République du Mali, étant deux pays liés par l’histoire, entretiennent depuis des siècles, des relations diplomatiques, commerciales, religieuses, culturelles etc. Dans le passé, les deux pays ont longtemps servi de trait d’union entre l’Afrique et l’Europe à travers le commerce transsaharien. Par leur coopération conjointe, ils ont contribué à sécuriser les voies de communication du commerce caravanier dans le désert du Sahara. Après les indépendances, sous la première République du Mali, les relations maroco-maliennes demeuraient excellentes. Nous en voulons pour preuve, la signature à Bamako du cessez-le-feu par sa Majesté le Roi Hassan II du Maroc et le président Ben Bella d’Algérie, mettant un terme aux hostilités de la guerre dite «des sables » sous l’égide du président malien Modibo Keïta le 30 octobre 1963[1]. Par ailleurs, l’appel de Gamal Abdel Nasser, président de la République arabe unie d’Egypte pour un sommet nord-africain n’aura pas plus de succès et l’offre de médiation, lancée par la Ligue arabe, avait également été rejetée par les protagonistes[2].

Toutefois quelques années après, ce même problème frontalier entre le Maroc et l’Algérie sera à la base du gel des relations diplomatiques maroco-maliennes. Avec le changement de régime au Mali et le passage du pouvoir aux mains des militaires, ces derniers n’ont pas suivi les voies tracées par leurs prédécesseurs sur le plan diplomatique. Les relations entre les deux Etats vont considérablement se détériorer surtout quand le Mali a reconnu le sud du Maroc comme « Etat à part entière » le 4 juillet 1980[3].  L’intégrité territoriale et l’exercice de l’autorité du Royaume sur tout son territoire n’étant pas négociable, le Maroc, alors membre fondateur de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), appelée désormais Union Africaine (UA), va même se retirer de cette dernière en signe de protestation contre la reconnaissance et l’admission de la « République Arabe Sahraouie Démocratique » par l’OUA en novembre 1984 comme un de ses Membres[4]. Depuis cette date, l’essentiel de la coopération maroco-malienne sera plus économique que diplomatique. Cependant un évènement inattendu, en l’occurrence, la crise polico-sécuritaire du Mali de 2012, va changer le cours des relations maroco-maliennes, poussant le Mali à chercher les voies et moyens pour améliorer ses relations diplomatiques avec le Maroc.

Si le Mali a reconnu le RASD comme république à part entière, gelant par le même geste ses excellentes relations de coopération avec le Maroc, c’était surtout pour des raisons géographiques, géopolitiques et géostratégiques. En fait, le Mali partage au total 1376 km de frontière avec l’Algérie, principal soutien du Front Polisario[5], qu’il ne veut, pour sa propre stabilité, en aucun cas contrarier. Le Mali comptait sur l’Algérie pour contenir la menace de rébellion d’une partie de sa communauté touarègue dont la première révolte remonte à 1962. L’Algérie va ainsi s’illustrer comme un médiateur de premier rang dans la résolution des crises cycliques du Mali par la signature des accords de paix de Tamanrasset de 1991, du 15 mai 1994, et du 4 juillet 2006. Toutefois, ces différends accords de paix n’ont point réussi à éviter en 2012, l’occupation des deux tiers (2/3) du territoire malien, douze mois durant, par des groupes armés non étatiques, rebelles alliés aux islamistes radicaux. De fait, la diplomatie algérienne, préférée à celle du Maroc par les dirigeants maliens durant les années 1980, a fini par montrer ses limites. En effet, non seulement, la rébellion armée touarègue a repris en 1990, en 1994, en 1996, en 2006 et en 2012 ; mais aussi, il y avait des « combattants sahraouis et algériens» parmi les groupes hors-la-loi qui ont attaqué le Mali en se rendant coupables de toutes sortes d’exactions et des crimes contre l’humanité en 2012 qui n’ont rien a envier à la barbarie nazie des années 1940.

Il a été aussi démontré que certains des chefs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) spécialisés dans les prises d’otages et de crimes odieux, qui opèrent dans le Nord du Mali aux cotés des groupes rebelles touaregs, sont d’origine algérienne[6]. De ce fait, le Mali a été contraint de revoir ses relations diplomatiques avec le Maroc en vue de sa sortie de crise.

Toutefois une question légitime s’impose à nos esprits : quelle a été la nature de la coopération Sud-Sud entre le Maroc et le Mali depuis les indépendances et après la crise politico-sécuritaire de la République du Mali ? La suite de ce travail s’attellera tout d’abord, à déterminer la nature et la portée de la coopération maroco-malienne antérieure à la crise polico-sécuritaire du Mali  de 2012 (II) avant de les analyser pendant et après ladite crise (III).

II.    Nature se la coopération maroco-malienne avant la crise malienne de 2012

Même si la coopération diplomatique maroco-malienne a été pratiquement gelée depuis le début des années 1980, les deux pays continuaient  de nommer et de rappeler leurs ambassadeurs au gré des évènements. L’essentiel de la coopération maroco-malienne antérieure à la crise politico-sécuritaire du Mali de 2012 se joue surtout sur le plan économique. Cette coopération Sud-Sud, gagnant-gagnant qui s’instaure entre le Maroc et le Mali, s’inscrit dans le cadre de l’accord commercial signé à Rabat le 17 septembre 1987 qui constitue le cadre juridique de base de toute la coopération économique maroco-malienne[7]. Entrent dans le champ d’application de cet accord des produits originaires du Mali et du Maroc sur la base de la clause de la nation la plus favorisée de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). A titre indicatif, des listes "A" et "B", sont annexées audit accord, dont la durée de vie est de deux années et renouvelable par tacite reconduction.

Toutefois, pour renforcer la présence active des entreprises marocaines sur les territoires des huit (8) pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), dont le Mali ; le Maroc à convaincu ces pays de globaliser leurs échanges dans un accord commercial préférentiel et d’investissement [8].  Ainsi, le Maroc a signé un accord commercial et d’investissement à Rabat en 2002  avec l’UEMOA après quatre ans de discussions préliminaires. Mais, cet accord[9] n’est pas encore entré en vigueur, car certains Etats de l’UEMOA considèrent que leurs économies ne sont pas encore prêtes à la concurrence des entreprises marocaines et souhaitent au préalable la mise en place de mécanismes préférentiels en termes de tarifs et de règles d’origine[10].

Les  échanges  commerciaux  entre  le Maroc  et  le  Mali, sont de l’ordre 0,05%  seulement  du  total des échanges commerciaux marocains. Les exportations marocaines vers le Mali qui constituaient les 97% des échanges entre les deux pays en 2012, ont connu un taux de croissance annuel moyen de 8% sur les dix dernières années. Composées surtout de « conducteurs  électriques  avec connexion  isolés »  (23%),  de «peintures et vernis à l’huile »  (8%)  et  des  «huiles dites diélectriques » (7,19%) ; elles représentaient  0,2%  du  total  des exportations marocaines[11]. Bien d’autres produits font l’objet d’exportation du Maroc vers le Mali. Ainsi, les produits tels que  les produits divers de consommation, les vêtements confectionnés, les produits finis divers d’équipements industriels, les conserves de poissons, les demis produits divers, les produits alimentaires divers, les chaussures, les pneumatiques et chambres à air, les plantes etc ; participent fortement à l’échange maroco-malienne.

Les importations marocaines du Mali sont dominées par le « coton  non  cardé,  ni  peigné  égrené et écru » (82%), des «plantes et parties de plantes » (10%), des « gingembres  en  racine  ou  en  morceaux » (5%). Ces importations croissent  à  un  taux  annuel  moyen  de  11%. Le reste des importations marocaines du Mali porte sur des produits tels que les appareils récepteurs radio et télévision, les produits finis divers de consommation, les produits alimentaires divers, les fils et câbles pour l’électricité, les ouvrages en matières plastiques etc.[12].

A l’instar du commerce, l’investissement privé marocain au Mali a pris son envol dans un environnement économique florissant. Le Maroc est principalement présent au Mali à travers des prises de parts de marché de certaines entreprises maliennes ou par le montage de filiales. Les investissements marocains au Mali s’orientent surtout vers les secteurs des banques et organismes financiers, des télécommunications, de la cimenterie, des mines, etc. Dans le secteur bancaire, la Banque Marocaine du commerce Extérieur (BMCE), avec ses 27,38% des parts, est l’actionnaire majoritaire de la Banque de développement du Mali (BDM-SA), qui a été privatisée depuis 1989. Attijariwafa bank a élargi son périmètre d’action en Afrique subsaharienne en 2008, en acquérant 51% des parts de la Banque internationale du Mali (BIM-SA) pour 60 millions d’euro. Le secteur des télécommunications est dominé par la présence de Maroc Télécom, qui a racheté depuis 2009, 51% de l’opérateur malien, la Sotelma/Malitel pour 180 milliards de Fcfa ; pendant que le dans le secteur minier c’est le Groupe ONA (Omnium Nord Africain) à travers sa filiale Managem qui intervient au Mali[13]. En matière de transport, Royal air Maroc, a adopté une politique de libéralisation du secteur du transport aérien faisant du Maroc un passage privilégié entre le Mali, l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient.

Au fil du temps la coopération maroco-malienne s’est diversifiée pour couvrir plusieurs domaines dont celui de la coopération universitaire et de la formation des cadres. Cette coopération a pris corps avec la création de l’Agence Marocaine de Coopération Internationale (AMCI) en 1986[14]. L’AMCI est chargée de l’exécution de la politique de coopération Sud-Sud sous ses formes bilatérale et tripartite. Ainsi, depuis le milieu des années 1980, beaucoup de cadres maliens sont formés dans les universités et grandes écoles marocaines.  Cette coopération universitaire permet d’apporter un enrichissement durable et un rapprochement culturel favorisant le renforcement des liens entre les deux peuples et vise à encourager les flux d’investissement et de partenariat.

Dans le cadre du suivi du processus de libre-échange du système de coopération économique et commerciale entre le Maroc et  les pays du Sud dont le Mali, le Maroc a procédé à l'annulation de l'ensemble des dettes des pays moins avancés (PMA) d’Afrique. L’annonce solennelle de cette annulation a été faite au Caire par sa Majesté le Roi Mohammed VI, au Sommet Europe-Afrique en 2000. Par ailleurs cette politique, qui profite à la République du Mali, permet l’exonération totale des produits originaires des PMA d’Afrique des droits de douane à l’entrée du marché marocain.

Toutefois, malgré des efforts incessants, la coopération maroco-malienne soufre de beaucoup d’insuffisances, si on la compare par exemple, à la coopération maroco-sénégalaise ou maroco-gabonaise. Mais la visite historique que Sa Majesté le Roi Mohammed VI a entrepris au Mali en septembre 2013, ouvre la voie à une coopération Sud-Sud, maroco-malienne très fructueuse.

 

III.     Redynamisation de la coopération maroco-malienne

En 2012, la République du Mali a sombré dans une crise politique au sud et sécuritaire au nord.  Cette double crise a été tout d’abord marquée par des  attaques  des garnisons militaires du nord du pays puis  l'occupation  des  2/3 de son territoire par des groupes terroristes comme AQMI, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO), Ansar Dine, Boko Haram... et les rebelles du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA)[15]. Ensuite les  événements  des  21  et  22  mars 2012  qui ont  poussé le président la République, Amadou Toumani Touré à démissionner de ses fonctions, a engendré une rupture de l’ordre constitutionnel normal et créé une crise institutionnelle et politique. Depuis ce jour, le Mali n’a cessé de lancer un cri de détresse à tous ses partenaires pour l’aider à se relever politiquement et à déloger les djihadistes qui s’étaient installés au nord du pays. Ce cri de détresse a été entendu par le Maroc, partenaire historique et stratégique du Mali, qui n’a ménagé aucun effort pour venir en aide au Mali.

Le Maroc, en tant que pays frère et ami du Mali s’est fortement impliqué dans la résolution de cette crise politico-sécuritaire. Étant à l’époque, le président du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU),  le Maroc a joué un rôle capital pour faire passer la résolution 2085 en décembre 2012, autorisant le déploiement d’une force militaire africaine au Mali[16], afin de barrer la route aux groupes terroristes affiliés à Al-Qaïda qui sévissaient dans le septentrion malien. L’objectif ultime de l’intervention militaire autorisée en vertu de la résolution 2085 du Conseil de Sécurité était le rétablissement rapide de la stabilité, de l'unité, de la souveraineté et l'intégrité territoriale du Mali[17]. Le Maroc a par ailleurs appelé l’ONU et l’Organisation de la conférence islamique (OCI), à soutenir davantage les efforts du Mali dans sa phase de reconstruction et de développement de son économie et à «plus de coopération» dans la région du sahel[18]. A la conférence de Bruxelles des donateurs pour le développement du Mali, le Maroc s’est engagé à contribuer pour un montant de cinq millions de dollars aux efforts de reconstruction de la République du Mali[19]. Cependant, le point d’orgue de l’implication du Maroc dans la résolution de la crise a certainement été la visite historique effectuée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI au Mali, lors de l’investiture du nouveau président élu du Mali.

Dans son discours prononcé le 19 septembre 2013 à Bamako, à l’occasion de l’investiture du président malien, Ibrahim Boubacar Kéita, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a ténu d’une part à adresser ses vives remerciements à tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux du Mali ; et à féliciter les autorités de la transition malienne pour la réussite des élections présidentielles d’autre part. Dans le même discours, SM le Roi Mohammed VI a donné de nouvelles orientations à la coopération Sud-Sud maroco-malienne, qui auront pour conséquence la redynamisation de cette dernière. Ainsi il déclare que:

i)          Le partenariat que le Maroc entend offrir en faveur de la reconstruction matérielle et immatérielle du Mali, s’inscrit dans une philosophie qui accorde beaucoup d’importance à la dimension cultuelle et culturelle pour la réussite de toute action coordonnée internationale.

ii)         La tradition et la pratique de l’Islam au Maroc et au Mali qui ne font qu’un et se nourrissent des mêmes préceptes du «juste milieu» et se réclament des mêmes valeurs de tolérance et d’ouverture à l’autre, et demeurent le fondement du tissu spirituel continu qui lie les deux pays. De ce fait, le Maroc offre la possibilité à cinq cents (500) imams maliens de venir se former au Maroc.

iii)       Le Maroc reste attaché à la coopération Sud-Sud et en conséquence, à son engagement à accompagner le Mali, dans les secteurs socio-économiques que ce dernier jugera prioritaires, tout en appelant les pays africains à jouer un rôle essentiel dans cette mission de reconstruction.

iv)    Le Maroc, membre fondateur de l’OUA, ne siège pas au sein de l’Union Africaine, mais en vertu de son inaliénable tradition de coopération avec les Etats subsahariens, entend remplir activement sa part de responsabilité historique[20].

Conclusion 

Il est indéniable que la coopération Sud-Sud entre le Maroc et le Mali a été redynamisée par l’élan de la solidarité marocaine envers le peuple malien. Cette solidarité marocaine s’est tout d’abord manifestée par la recherche par le Maroc au niveau du Conseil de Sécurité, des voies et moyens pour l’adoption de la résolution ayant permis la libération des zones occupées. Ensuite, le Maroc a envoyé plusieurs tonnes de denrées alimentaires en termes d’aides humanitaires aux populations maliennes refugiés dans des pays limitrophes et/ou déplacés à l’intérieur du Mali avant de procéder à l’installation d’un hôpital médico-chirurgical de campagne à Bamako. Cet hôpital installé au Stade Omnisports Modibo Keïta de Bamako le 14 septembre et qui a été mis en service le 17 septembre 2013 la veille de l’arrivée de Sa Majesté au Mali. L’équipe médicale était composée de 106 praticiens militaires, dont 24 spécialistes qui prodiguaient des soins de spécialisés dans différentes disciplines médicales et chirurgicales : gynécologie, psychiatrie, cardiologie, neurologie, traumatologie, ophtalmologie, odontostomatologie, chirurgie générale ou chirurgie viscérale, chirurgie plastique et réparatrice. 

L’hôpital médico-chirurgical de campagne était doté d’un service des urgences, d’une pharmacie avec important stock de médicaments (18 tonnes au départ) et d’un laboratoire d’analyses biomédicales qui lui permettait de réaliser sur place une gamme variée de services et de poser des diagnostics avec précision. La coopération sud-sud entre le Mali et le Maroc a pris une autre forme par la qualité des prestations offertes par l’équipe de spécialistes marocains. Cette équipe marocaine était appuyée par huit (8) éléments du ministère de la Santé dont deux médecins et des policiers pour faire régner l’ordre.  Grâce à cette organisation, qui peut et doit faire école, soit dit en passant, l’hôpital de campagne recevait quotidiennement près de 800 patients[21]. Cet hôpital, considérée comme une aubaine par les maliens, prodiguera des soins gratuits jusqu’à la fin de sa mission humanitaire en décembre 2012. Sur la base ce qui précède, il est parait clair que la coopération maroco-malienne est entrée dans une nouvelle ère.

Bibliographie

1.       Coopération diplomatique maroco-maliennes avant 2012

·         Coopération tripartite. Voir : http://www.amci.ma, consultée le 18/01/2014.

·         Les raisons derrière le retrait du Maroc de l'Union africaine sont toujours de mise. Voir : http://www.maghress.com/fr/mapfr/1319, consultée le 4/12/2013

·         Mensuel d'information sur le Sahara Occidental, « La République Arabe Sahraouie Démocratique devient le 51 eme Etat membre de l'OUA », in : Sahara info, n° 60, 1982, 18 pages.

·         Signature d'un cessez-le-feu entre Sa Majesté le Roi Hassan II et le président algérien Ben Bella à Bamako en octobre 1963. Voir : http://modibokeita.free.fr/militant.html, consultée, le 4/12/2013.

·         Yahia H. Zoubir, « Le conflit du Sahara occidental enjeux régionaux et internationaux », in Sciences PO. CERI CNRS, 2010, 8 pages.

2.       Crise malienne

·         République du Mali, Primature, Cabinet du premier ministre : « Feuille de route pour la transition », 29 janvier 2013, 9 pages.

3.       Coopération économique avant la crise malienne

·         Commission des marchés publics de l'Etat, Mission de prospection et une étude sur le terrain au Mali  « Echanges commerciaux Maroco-Malien », 2003, 33 pages.

·         Royaume du Maroc, Ministère de l'économie et des finances, Direction des Etudes et des Prévisions Financières « Point sur les relations du Maroc avec les pays de l'Afrique Subsaharienne », 2010, 15 pages.

·         Royaume du Maroc Ministère délégué auprès du Ministère de l'industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie Numérique, Chargé du Commerce Extérieur, « Relations Maroc-Mali : vers un nouveau modèle de coopération sud-sud », in Maroc Trade Info, 2013, 5 pages.

·         Royaume du Maroc, Ministère de l'économie et des finances, Direction des Etudes et des Prévisions Financières « Performance commerciale du Maroc sur le marché de l'Afrique Subsaharienne », 2012, 27 pages.

·         Royaume du Maroc, Ministère du commerce extérieur « Note sur  la coopération commerciale maroco-malienne », 2004, 2 pages.

·         UEMOA, « Fin de la visite de travail d'une délégation de l'UEMOA au Maroc », in : La semaine de l'UEMOA, N° 114 du 21 au 27  novembre 2005, 2 pages.

·         UEMOA, « Septième réunion de négociation de l'Accord commercial et d'investissement entre l'UEMOA et le Royaume du Maroc », in : La semaine de l'UEMOA, N°137 du 24 au 30  juillet 2006, 2 pages.

4.       Nouvelle dynamique des relations maroco-maliennes

·         Coopération pragmatique : la carte Marocaine pour le Mali. Voir : http://www.info-matin.info/index.php/actualite11/3021-cooperation-pragmatique-la-carte-marocaine-pour-le-mali, consultée le 30/11/2013.

·         Discours du Roi du Maroc, une réelle Déclaration de Bamako 2013. Voir : http://www.leral.net/Discours-du-Roi-du-Maroc-une-reelle-Declaration-de-Bamako-2013_a94791.html, consultée le 30/11/2013

·         Hôpital médico-chirurgical de campagne du royaume du Maroc au Mali : Le visage humaniste d'une coopération diversifiée et une amitié renouvelée. Voir : http://www.maliweb.net/news/sante/2013/11/04/article,177468.html, consultée le 30/11/2013.

·         Le Maroc appelle l'ONU et l'OCI à soutenir davantage le  Mali dans sa phase de reconstruction. Voir : http://www.maroc.ma/fr/actualites/le-maroc-appelle-lonu-et-loci-soutenir-davantage-le-mali-dans-sa-phase-de-reconstruction, consulté le 30/11/2013.

·         Le Maroc au Conseil de sécurité, « Mali : réunion à huis-clos du Conseil de sécurité », in : Revue quotidienne, Mardi 15 janvier 2013, 1 page.

·         Nations Unies, Conseil de sécurité « France, Maroc et Togo : projet de résolution », in S/2012/761, Octobre 2012, 4 pages.

[1] Il n'est pas sans intérêt de signaler qu'avant l'intervention de Modibo Keita, il y eu plusieurs tentatives de négociation infructueuses entre l'Algérie et le Maroc. Le président tunisien, Habib Bourguiba avait par exemple tenté en vain d'établir un dialogue entre les belligérants. De même l'empereur éthiopien Hailé Sélassié, alors président de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA), a lui aussi échoué dans sa tentative de médiation à Marrakech du 15 au 17 octobre 1963.

[2] Voir : Signature d'un cessez-le-feu entre Sa Majesté le Roi Hassan II et le président algérien Ben Bella à Bamako en octobre 1963 sur http://modibokeita.free.fr/militant.html, consultée, le 4/12/2013.

[3] Voir : Mensuel d'information sur le Sahara Occidental, « La République Arabe Sahraouie Démocratique devient le 51 eme Etat membre de l'OUA », in : Sahara info, n° 60, 1982, p.8

[4] Voir : Les raisons derrière le retrait du Maroc de l'Union africaine sont toujours de mise, sur http://www.maghress.com/fr/mapfr/1319, consultée le 4/12/2013

[5]Voir : Yahia H. Zoubir, « Le conflit du Sahara occidental enjeux régionaux et internationaux », in Sciences PO. CERI CNRS, p.1, 2010

[7] D'autres accords ont par la suite été signés, en vue de renforcer la coopération Sud-Sud entre les deux pays et de la rendre plus fructueuse pour chacun d'eux. Nous pouvons signaler par exemple la signature :

·         de l'Accord  de  coopération  entre  le  CMPE  et  son  homologue  le  Centre Malien du Commerce Extérieur (CMCE) signé le 28 Aout 1989;

·         de l'Accord de coopération entre la Chambre de Commerce et d'Industrie de  la  Wilaya  du  grand  Casablanca  et  la  Chambre  de  Commerce  et  d'Industrie  du Mali, signé à Casablanca le 29 Aout 1990.

·         du Protocole d'entente de coopération Maroco-Malienne dans le domaine de l'Artisanat signé à Casablanca le 12 Décembre 1991 ;

·         de Accord  de  Coopération  entre  le  Ministère  des  Affaires  Etrangères  et de la Coopération et le Ministère des Affaires Etrangères du Mali, signé le 6 Janvier 1997.

[8] Voir : UEMOA, « Fin de la visite de travail d'une délégation de l'UEMOA au Maroc », in : La semaine de l'UEMOA, N° 114 du 21 au 27  novembre 2005, pp.1-2.

[9] Voir : UEMOA, « Septième réunion de négociation de l'Accord commercial et d'investissement entre l'UEMOA et le Royaume du Maroc », in : La semaine de l'UEMOA, N°137 du 24 au 30  juillet 2006, pp. 1-2

[10] Voir : Royaume du Maroc, Ministère de l'économie et des finances, Direction des Etudes et des Prévisions Financières « Point sur les relations du Maroc avec les pays de l'Afrique Subsaharienne », 2010, P.3.

[11] Voir : Royaume du Maroc Ministère délégué auprès du Ministère de l'industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie Numérique,  Chargé du Commerce Extérieur, « Relations Maroc-Mali : vers un nouveau modèle de coopération sud-sud », in Maroc trade info, 2013, p.4.

[12]Voir : Commission des marchés publics de l'Etat,  Mission de prospection et une étude sur le terrain au Mali  « Echanges commerciaux Maroco-Malien », 2003, p.23.

[13] Le Groupe Managem est un groupe minier et hydrométallurgique marocain, filiale du Groupe ONA, le groupe produit et commercialise le Cobalt, les métaux de base et les dérivés métalliques. Voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Managem, consultée le 5/12/2013.

[14]Voir : Coopération tripartite. Voir : http://www.amci.ma, consultée le 18/01/2014.

[15] Voir : République du Mali, Primature, Cabinet du premier ministre : « Feuille de route pour la transition », 29 janvier 2013, p.2

[16] Voir : Nations Unies, Conseil de sécurité « France, Maroc et Togo : projet de résolution », in S/2012/761, Octobre 2012, P.1.

[17] Voir : Le Maroc au Conseil de sécurité, « Mali : réunion à huis-clos du Conseil de sécurité », in : Revue quotidienne, Mardi 15 janvier 2013, p.1

[18]Voir : Le Maroc appelle l'ONU et l'OCI à soutenir davantage le  Mali dans sa phase de reconstruction sur http://www.maroc.ma/fr/actualites/le-maroc-appelle-lonu-et-loci-soutenir-davantage-le-mali-dans-sa-phase-de-reconstruction, consulté le 30/11/2013.

[20] Voir : Discours du Roi du Maroc, une réelle déclaration de Bamako 2013 sur http://www.leral.net/Discours-du-Roi-du-Maroc-une-reelle-Declaration-de-Bamako-2013_a94791.html, consultée le 30/11/2013

[21] Voir : Hôpital médico-chirurgical de campagne du royaume du Maroc au Mali : Le visage humaniste d'une coopération diversifiée et une amitié renouvelée sur http://www.maliweb.net/news/sante/2013/11/04/article,177468.html, consultée le 30/11/2013

Écrit par COULIBALY Jermie
Doctorant à la FSJE Souissi Rabat Enseignant-Chercheur
Chargé de cours à L’Université de Bamako Mali
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